| concours

04.03.2010

Jour et nuit et jour et nuit...

Quand le soir tombe, on dirait que la vie en moi s'éteint en même temps que la lumière du jour. Autant je suis souriant pendant la journée, autant s'installe le soir venu un immense sentiment de solitude.

En fait, je crois qu'il est toujours là ce vide. Mais je mobilise mon imagination et toute mon énergie à m'activer le plus possible pour ne pas le ressentir. Mais je me retrouve inévitablement toute seule à un moment ou un autre. Seule avec ma tête, ou plutôt, contre ma tête.

Elle est remplie de chose dont je voudrais m'éloigner. Mes propres pensées me hantent. Les cauchemars de prédilction de mon cher inconscient: on veut me tuer et je passe la nuit à me sauver, ou, je suis à l'hôpital en traitement pour TCA.

Le jour, j'essaie de m'émerveiller devant les petites choses quotidiennes...ce qui dans les faits fini par se traduire plutôt par m'étourdir de musique. Il me semble que je rentre dans ma tête à la moindre opportunité. C'est un faux sentiment de bien-être, mais qui est là quand même. Je me trahis en me faisant croire que tout est idéal, dans le meilleur des mondes.

«Arrête de fuir Maya, tu es une lâche, fonce! Tu n'arriveras jamais à quelquechose avec cette attitude d'enfant gâtée et égoïste.»

04:52 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

03.03.2010

Non pas ça

Pourquoi c'est dur en ce moment?! Tout ce qui se rapporte au thème des TCAs me troublent au plus haut point. On dirait que je vis comme des "flashbacks" de lorsque j'étais vraiment dedans.

Des liens sur mon ordinateur, que je n'ai pas visités depuis des années, mais que je frissone juste à lire le nom dans «Favoris». Youtube, qui continue à me proposer des vidéos incluant l'anorexie, la boulimie, les thinspo. Je ne veux plus les voir. Je ne veux plus m'y frotter. Mais l'obsession est toujours présente, elle «flotte» tout autour de moi dans mon environnement.

Sur les magazines, sur les pub des sites web (partout), sur les blogs diététique dont je me suis éloignée, sur les filles minces elle-mêmes... et à chaque bouchée, oui encore. J'ai peine à croire qu'elle diparaîtra. Même si je ne la laisse pas prendre le dessus, même si je ne suis plus dedans, elle reste là, elle me nargue, elle me défie.

L'anorexie, c'est dur. C'est dur de se priver, de tout compter, de s'entraîner, de se battre contre la faim. Mais c'est encore plus dur de ne pas laisser la petite voix gagner. La vraie victoire à la bataille est de pouvoir répliquer à Ana qu'on ne l'écoutera pas.

En ce moment, mon humeur chancellante me démunie de mes armes contre Ana. Je me bats à mains nues. Je n'ai pas de grands projets, d'hyper-occupation pour me détourner d'«elle». Pourtant je résiste. J'agis ailleurs. Dans des comportements un peu excessifs et impulsifs...ce qui est tout nouveau pour moi. Je ne suis pas confortable là-dedans. Ça me fait presque peur tellement j'en perds le contrôle.

Bon, tant pis, en tant que future thérapeute, j'aurai expérimenté plusieurs différentes façons de devenir folle, et de le cacher. Je pourrais me morfondre sur mon mal-être puis retourner dans le merveilleux système des psychologues, psychiatres, institutions en santé mentale. Ou je pourrais refouler tout ça, traîner cet étau permanent dans mon estomac. Me lever le lendemain, sourire, vivre sans savoir où je m'en vais. Juste laisser les heures me porter. En me fichant d'où ça me mènera.

En fait, je ne crois pas que ce soit vraiment faisable. Ça craquera à un moment ou un autre. Malheureusement, le cerveau est trop intelligent pour ne pas se défendre contre lui-même s'il le faut. Le refoulement, le déni et toutes ces conneries de mécanismes défenses mésadaptés, ça marche un temps, pis ça vous fait des belles décompensations sous forme de psychoses, de dépressions, d'épisodes maniaques, ou d'un mixte incontrôlable.

Something is growing I can feel it. C'est non identifiable. Je comprends pu rien à l'extérieur, je comprends pu rien à l'intérieur. Je cherche à fuir. Chaque seconde est destinée à vouloir sortir de cet état. Mais, devinez quoi, ça marche pas.

Épisode mixte du trouble bipolaire qu'il dit mon médecin. Humeur déprssive avec comportement hypomaniaque (visant à masquer la dépression). Beuah, sacré f**k**g diagnostique de trouble bipolaire que tout le monde imagine. Je suis pro pour m'attribuer des maux que j'ai ou pas. Mais celui-là, j'avais jamais trouvé que ça me correspondait. Et encore maintenant. C'est pour ça que je ne prends plus mes thymorégulateurs...c'est peut-être pour ça que je m'embrouille plus de jours en jours. Mais je refuse catégoriquement. J'ai trop foi en la volonté pour être un corps et une tête drogués. Déjà, je garde les antidépresseurs, parce que je sais que j'en ai besoin. Ça oui, ok, je refuse bien des choses mais je ne suis pas complètement conne.

Oh, pis, ça me sert à rien de parler, d'écrire... ça change rien. Je veux juste être ailleurs, dans un autre monde, ans un autre temps. Je veux être demain, non jeudi, non la semaine prochaine, non la fin de mon bacc, non de mes études, non je veux avoir ma job, non être à la retraite. Non, je veux être maintenant sans tout ça qui s'en vient. Je veux n'avoir jamais été anorexique, je veux ne jamais avoir fait de dépression, ne jamais être allée en traitement, ne pas avoir gâché tellement de choses qui me suivront toute ma vie. Je voudrais que tout soit différent.

04:06 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

01.03.2010

Métaréflexion

Une source de stress de partie, une autre arrive. Une grosse vague d'examens est passée, c'est une semaine de vacances. Et pourtant j'angoisse...
J'ai compris pourquoi. Mon horaire a plein de trous, de plages vacantes. Le vide me fait peur. J'ai tout fait depuis janvier pour je jamais arrêté. J'avoue que j'en étais un peu épuisée à la fin, les deux dernières semaines surtout. Mais là, je donnerais n'importe quoi pour ne pas avoir une seconde à moi cette semaine.

Bien sur, il me reste deux examens à étudier. Je pourrais y consacrer mes 7 prochains jours....mais ouin, je risque pas trop d'être capable de rester dans des livres tout ce temps. J'ai des minis projets avec des amis qui sont dans l'air mais rien de planifié en terme de jour et d'heure. J'ai un peu de sport d'inclu aussi. Mais je ne suis pas tranquille. Il faudrait que je me fasse un agenda spécialement pour cette semaine.

Si je ne sais pas à quoi m'en tenir, je stresse d'être dans le flou. Et j'ai peur de faire des conneries. Je voudrais avoir un horaire forcé et booké, avec d'autres gens. Parce que sinon je sais que c'est MOI qui va me forcer à faire des choses par crainte de trop d'immobilisme...et j'ai peur de ce que ça va être.

Mon hamster cérébral ne chôme pas pendant la relâche. Il est là à me rappeler qu'il faut que j'accomplisse quelque chose pour avoir une légimité dans cette vie.

Aille, c'est quoi ces réflexions. Peu importe, elles sont là, elles vont vite. Elles m'obligent à m'occuper, m'activer, m'occuper, et encore.....Quand je m'ennuie, elles ont tendance à dérailler, à aller si loin que j'ai de la misère à retrouver mon chemin. Je me demande comment j'en suis venue à devenir si.....comme tout ça. Je n'ai pas de mot, c'est juste un gros concept pas trop bien déterminé. Comme moi.

Quand, je suis dans cet état d'esprit réflexif, je sais même plus c'est comment être MOi, c'est juste weird. J'arrive pas à comprendre ce que je fais dans la vie. Ça sert à quoi au final? Pourquoi est-ce que je stresse tant pour tout? Ça a tellement pas autant d'importance après tout. Si une chose ne fonctionne pas, on en trouvera une autre c'est tout. Ben ça devrait être tout, ce n'est pas si simple....

Quand on a toujours appris que ce qu'on faisait était vraiment important parce que ça définissait qui on était, c'est normal qu'une pression énorme se glisse dans chaque minime geste.

Note sur les psychotiques: Dans leur relation avec les autres, ils ne font pas la distinction entre soi et l'autre.. Ils ne peuvent vivre sans l'autre, mais il ne peuvet pas vivre avec l'autre. Ils en deviennent fou.

Pour moi c'est pareil au niveau de ce que je fais. Je peux pas pousser à l'extrême tout ce que je fais parce que c'est juste trop et mpossible dans les faits, mais je ne peux pas ne pas le faire non plus. Ce petit élément peut prendre des proportions assez importantes dans une vie. On peut facilement ne plus rien gérer et perdre la tête.

Je pense que la mienne se perd souvent. Mais je réussis à la remettre en place quand il le faut. Est-ce une chance de pouvoir divaguer d'un monde à l'autre? Ou est-ce une genre de malédiction? Est-ce que c'est ça que les gens en 1500 appelaient la folie? Ou c'est ce qu'il appelait philosopher?

Haa, pu rien à dire.

07:45 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

17.02.2010

Débordée

Ha, après 6 semaines de cours, on laisse la place aux examens de mi-session. Cela veut dire qu'on arrête de respirer, on arrête tout ce qu'on fait, on arrête de vivre, et on s'enferme dans sa chambre avec une tonne de livres et de notes.

C'est le stress de tout pouvoir faire, le stress de ne rien oublier, de tout réviser, de tout se souvenir.

On dirait que je n'assume plus tout ce qui se passe. Entre les études, les examens qui arrivent, puis l'avenir à préparer, puis l'emploi à trouver pour l'été et plus tard, avec un régime qui devient de plus en plus une immense part de ma vie, je suis débordée.

C'est comme ma capacité de gérer l'anxiété qui est saturée. J'ai envie de dormir une bonne semaine et après je reprendrai mes activités normales.

Mais non, ça marche pas comme ça....dans la vie, il faut donner son 140% jusqu'à ce que mort s'en suive. En tout cas, c'est comme ça que j'ai toujours appris à faire. C'est ancré des mes tissus, et faire moins me donne un sentiment de paresse et d'inutilité. Pour être satisfaire de quelque chose, il faut que ce soit parce que je me pensais incapable de le faire. Sinon, c'est que j'en n'ai pas fait assez.

Et ensuite, et ben, je m'étonne d'être brûlée par tout et n'importe quoi. C'est normal que tout semble énorme quand on sait que, dès qu'on commencera, il faudra aller jusqu'au bout du rouleau pour trouver qu'on a accompli quelquechose. Alors, on le fait, en se convainquant que c'est ce qu'on veut.

Puis, on arrive au point où la montagne dépasse notre énergie, où on a juste envie de la regarder en espérant qu'elle diminue. Quand trop c'est trop, mais qu'il semble obligatoire et impératif....quand on sent qu'on ne pourra juste pas y arriver. Il faut faire quoi?

C'est à ce moment qu'arrivent les idées de voyage. Une évasion concrète d'un problème intérieur. Mais, ecore une fois, les choses ne se passent pas ainsi, les obligations demeurent. Les fuir de quelque façon que ce soit ne fait que retarder l'application de solution, en plus d'aggraver le problème la plupart du temps.

Pour l'instant, je fuis un peu psychologiquement. Un peu, mais en pas en totalité car je prends ce que j'ai comme énergie encore pour régler ce que je peux et alléger le fardeau. Je relègue le reste loin dans ma tête pour ne pas que ça vienne me stresser plus et immobiliser mes démarches.

Je sais que mes «méthodes défensives» ne sont pas tout à fait saines, à commencer par ma tendance à couper de plus en plus dans ce que je mange. Je m'enfonce dans l'obsession alimentaire pour oublier d'autres vraies choses et pour me donner un sentiment d'accomplissement temporaire. Puis, récemment, j'ai un peu fait des achats inconsidérés, des changements. Je pense qu'en changeant les choses autour, la vie sera plus gaie et différente.

Le quotidien est une inspiration qui n'en finit pas. Il y a toujours quelque chose qui arrive qui nous empêche de souffler. Prendre le temps de bien respirer, c'est impossible. Je voudrais que tout s'arrête pour que je puisse prendre une pause en paix avant que ce soit mon psycho ou mon physique qui s'effondre.

22:33 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

08.02.2010

Mélancolie

Vous savez quand on a un coup de soleil, l'air qui effleure notre peau la rend tellement douleureuse! Je me sens comme ça en ce moment. N'importe quelle petite chose me rend à terre. On dirait que je n'ai pas du tout de résistance.

Ma soeur devait passer l'après-midi avec moi. Elle est venue, en retard, a pris sa douche, puis et repartie une demi-heure après. J'aurais pu être déçue, seulement. Mais je n'ai plus de filtre, ça me fâche. Je crois que l'accumulation fait que tout est rendu une montagne.

Ceci dit, j'arrive encore à tout contenir. J'essaie de prendre les choses avec un grain de sel et d'ignorer que j'en ai marre. Mais je sens une escalade. Je suis tannée de me sentir seule. Je n'ai personne avec moi pour me soutenir dans mon monde obsessif. Et il n'y a personne qui semble proche dans la réalité qui me déprime un peu plus chaque jour.

On dirait que je n'ai pas un pied dans un ou dans l'autre. Je reste sur la frontière, et je ne suis pas du tout maître de rien. En ce moment, je suis les heures, je ne les vis pas. Je n'ai pas envie. Je n'ai pas la «drive».

Pourtant je suis loin d'être paresseuse, et encore moins sans ambition. Mais je suis freinée. Pourquoi? Ou plutôt par quoi? Le manque de confiance. La peur, l'anxiété. Je ne peux pas penser à quelque chose de précis, mais je suis sure de ne pas vraiment me tromper en disant ça.

C'est dur de se dire qu'on va remédier à quelque chose si on n'a aucune idée de ce que c'est. Moi, je sais que j'ai besoin d'être entourée. J'ai besoin de mes amis proches. J'ai besoin de me sentir bien dans ma peau. J'ai besoin de savoir où je m'en vais. Laquelle de ces choses vient avant les autres. Je ne pourrais le dire, nomralement, c'est un cercle qui tourne sur lui-même. Il a été brisé à quelque part, je ne sais pas où, je ne sais pas quand, mais je sais qu'il ne tourne plus.

Je crois que j'ai arrêté d'être bien dans ma peau, quand j'ai réatteint les 60 kilos. Puis le régime (entrepris avec trop de passion disons) m'a obsédée. Dans ces temps-là, l'estime et la confiance en soi prennent le champs. Les échecs répétés du régime, le temps consacré, les sacrifices et l'isolement tuent le peu de confiance qui reste. À ce stade, c'est déjà trop lourd pour aller vers les autres, c'est déjà trop prenant pour une seule tête. Puis, l'idée que personne ne comprendra.......car c'est probablement vrai.

Voilà le cercle viscieux bien ancré et installé, dans lequel les journées se vivent comme du temps à tuer, les actions sont faites de façon automate, les sourires sont inexistants, les émotions deviennent en pierres, les autres deviennent des ennemis, la vie devient presque un boulet. Le monde tourne au gris.

05:37 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

07.02.2010

La corde raide

La médaille a toujours son envers. Les contraires s'attireront toujours. Un extrême retrouvera son équilibre en basculant vers l'autre extrême. Le surplus de contrôle mène à sa perte totale, à la rébellion. Le surménage mène à l'épuisement, la manie à la dépression, la restriction à l'orgie.

J'ai de la difficulté à avancer un pied en avant de l'autre. Sur une corde raide, suspendue dans le néant, chaque mouvement est un effort surhumain pour que l'équilibre soit conservée. Je sens que je réussis de moins en moins bien.

Est-ce moi la responsable? Ou est-ce les éléments tout autour qui me poussent d'un côté ou de l'autre de ma corde?

Je me suis peut-être trop épuisée pour aller contre les rafales de vent qui m'arrient dessus. Je suis franchement instable.

En bas, il n'y a rien. Autour, personne n'est là pour me tendre la main. Au moins, si je pouvais vivre tout ça en sachant que j'ai l'épaule de quelqu'un sur laquelle m'appuyer en cas de chute. Mais non, dans mon monde, c'est chacun pour soi. Les gens se mettent les oeillères quand ce n'est pas un bandeau pour se couvrir complètement les yeux. Si quelqu'un perd l'équilibre, on l'ignore parce qu'il risque de nous entraîner dans sa chute s'il tombe.

Sur ma corde, je chemine toute seule. Même les pieds en sang, j'avance sans broncher, sans me plaindre, et sans déranger la quiétude des autres.

00:54 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05.02.2010

Just go on

«Makes me that much stronger
 Makes me work a little bit harder
 Makes me that much wiser
 THANKS FOR MAKING ME A FIGHTER

 Makes me learn a little bit faster
 Makes my skin a little bit thicker
 Makes thath much smarter
 THANKS FOR MAKING ME A FIGHTER

 You won't stop me!»

That is how I feel. Je reconnais ce sentiment. Celui quand je ne sais plus où donner de la tête. Quand plus grand chose n'a du sens dans cette vie. Quand rien n'a un réel intérêt.

Le seul intérêt, je dois le trouver ailleurs...en moi. Je dois le créer. Est-ce que j'en ai envie? Non, pas vraiment. Mais le choix est à faire entre déprimer et se complaire dans l'inaction pathétique ou agir, faire n'importe quoi qui me tiendrait occupée tout le temps.

C'est ainsi que j'étudie à chaque fois que j'ai un temps libre, que je me suis inscrite à des cours de dessin, que je me planifie des séances à la piscine que je marche pour me déplacer.

Je focus sur tout de façon extrême. Dont mon monde à moi préféré: celui des régimes. Je gère mon blog, un forum, mon tableau de perte de poids, mon journal alimentaire, mon journal personnel. Je m'obnubile dans un objectif.

C'est comme si ce but me suivait à chaque instant de la journée. Au lieu de progresser dans la vie en n'en ayant aucun, j'ai celui-là. Et, chaque jour, je m'approche un peu plus de mon objectif.

Je l'appelle mon monde, parce que c'est réellement une vie à part entière parallèle et secrète. Ça a l'air complètement fou dit comme ça, mais dans les faits, c'est tout à fait cela.

Il y a un clivage énorme entre ma vie «réelle» et ce monde interne et virtuel. Une minute, je suis une étudiante universitaire qui parle avec un professeur, post-doctorant en pharmacie-chimie...et l'autre, je marche dans la rue avec de la musique dont les paroles prône mon monde «sombre», en pensant à ce que je mangerai le lendemain, si j'aurai réussi à perdre encore des grammes, si j'ai fait assez de sport dans la journée. Je tente de me donner de nouveaux objectifs, de pousser un peu plus long.

Rien ne paraît de l'extérieur. Mais en-dedans, les pensées sont toujours axées sur ce monde, sur mon genre d'«identité» que personne ne connaît.

De mes parents, amis, et autres, personne ne sait que je me suis créée une identité interne et virtuelle de toute pièce, et que je poursuis des objectifs de façon sévère et presque maladivement déterminée. De mes contacts virtuels, personne ne me connaît telle que je suis en «vrai».

J'ai l'impression de jouer un double jeu. En faisant bien attention de ne jamais mélanger les deux. Malgré toute la pression que cela crée.

Je ne peux parler à personne de mon inconfort profond qui me pousse à adopter des régimes drastiques, parce que je ne veux que personne le sache, ni m'arrête, ni s'en mêle. Mais je trouve ça lourd à porter.

Alors, je fais comme si c'est ce que je voulais. Et je tiens mon forum avec assiduité et humour. Mais en réalité, je crois que c'est plutôt avec obsession et déni.

Plus je «rentre» dans ma fausse identité, plus j'en ai besoin mais plus elle me fait souffrir dans le sens où elle devient vraiment difficile à assumer. Et plus, dans ma vie, tout semble se chambouler, plus je me réfugie dans cette fausseté.

Mais, en ce moment, je vis encore une certaine euphorie a voir que je peux encore réussir à perdre du poids, en partageant les petites victoires avec des amis virtuelles régimeuses. Je crois que c'est tout à fait pour me construire une armure parce que je suis un peu perdue dans mon existence. Même chose pour le fait de m'étourdir en faisant tout le temps quelque chose. Je ne me laisse pas le temps de penser, ni de me laisser du temps au hasard.

En cours, cette semaine, j'ai vu dans un cas clinique la notion de «défense maniaque» qui consiste en une sur-occupation excessive pour «camoufler» un fond dépressif. C'est ce qui m'a partie sur cette réflexion que je viens d'énoncer dans ce post. Ça me ressemble un peu beaucoup je trouve. Puis il y a toujours ce diagnostique en suspend de trouble bipolaire....que je réfute à chaque fois que j'en ai l'occasion......

Ha tout ça me mêle encore plus. Je vais continuer à être une FIGHTER. That's all.

19:48 Écrit par ~Maya~ dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |